Débarrasser ses Plantes grasses des Cochenilles

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Les Cochenilles font partie de ces parasites que les propriétaires de plantes grasses détestent par dessus tout. En effet, aussi petites soit-elles, elles sont capables de faire de gros dégâts sur des succulentes pourtant reconnues pour être relativement résistantes.

Si toutefois vous constatez que des cochenilles sont présentes sur un ou plusieurs de vos pots, sachez que cela arrive à de très nombreux collectionneurs et amoureux de plantes vertes, qu’ils soient amateurs ou professionnels. Ne vous questionnez donc pas trop longtemps sur le pourquoi ce parasite est apparu sur une ou plusieurs de vos plantes. La cochenille farineuses est un parasite connu et hélas très courant. L’important est donc de le combattre et non pas de douter pour autant de ses capacités à s’occuper de ses plantes grasses 🙂

Comment identifier les Cochenilles ?

Si les experts et connaisseurs savent en coup d’oeil quand une plante est attaquée par les cochenilles, il n’en va pas forcément de même pour tout le monde. En effet, pour beaucoup, la découverte des cochenilles se fait au hasard. On observe certaines de ses plantes, en nettoyant par exemple les feuilles ou en vérifiant si la terre est sèche, et là, on aperçoit quelques tâches blanches, que ce soit sur la tige ou encore sur les feuilles de la succulente. Pas simple alors que de savoir ce qu’il en est.

Si toutefois vous avez des doutes quant au parasite qui s’attaque à vos plantes grasses, sachez que la cochenille est minuscule. C’est pourquoi, il n’est pas rare de passer à côté des premières arrivées sur une plante. C’est la plupart du temps quand plusieurs cochenilles se sont installées et donc qu’elles sont plus visibles, qu’on réalise que le mal est déjà en partie fait.

On l’identifie le plus souvent à cause des tâches blanches qui marquent sa présence sur une plante. Ces cochenilles ne sont pas difficiles et peuvent se loger partout sur une plante grasse. Cependant, elles aiment aussi se coller dans des petits recoins étroits, à la commissure entre feuille et tige, ou encore au pied même d’une plante, à ses racines.

Les cochenilles blanchâtres, celles que l’on repère très souvent en premier, sont celles que l’on nomme les cochenilles farineuses, à savoir les mâles. Les autres, à savoir les cochenilles de couleur marron, sont les femelles, protégées par leur bouclier, d’où leur surnom de cochenille à Bouclier. Ces dernières sont encore plus compliquées à déloger et à atteindre que les cochenilles farineuses, car de nombreux traitements ne réussissent pas à les atteindre à cause de leur bouclier.

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Photo par DEFI-Écologique (DEFI-Écologique) CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Ces bestioles qui mènent la vie dure aux propriétaires de plantes grasses et cactées, se nourrissent de la sève de nos jolies succulentes. C’est pour cela que leur présence est si problématique. D’autant que leur prolifération rapide est stupéfiante…

Une fois que le parasite est identifié, il convient alors de ne pas attendre pour agir.

La Première Chose à faire : Mettre les plantes atteintes en Quarantaine

Si vous avez plusieurs succulentes chez vous et qu’une seule est atteinte par une attaque de cochenilles, alors isolez immédiatement la plante atteinte. Ne laissez pas la plante malade dans la même pièce que les autres plantes grasses. Pourquoi ? Tout simplement parce que les cochenilles se multiplient à très grande vitesse. Si vous avez plusieurs pots avec plantes grasses les uns près des autres, alors toute votre collection pourrait être atteinte en quelques jours seulement. Sauf dans le cas ou certaines de vos succulentes ne sont pas de nature à être attaquées par les cochenilles farineuses.

D’ailleurs, n’oubliez pas d’isoler votre plante grasse malade de toutes les autres plantes vertes. Les Cochenilles s’en prennent également par exemple aux orchidées ou encore aux Yuccas 🙁 Bref, si une est touchée, autant éviter au maximum que les autres le soient aussi. Mieux vaut prévenir que guérir !

Une fois la plante mise en quarantaine, il faudra donc la traiter.

Le Savon Noir dilué

Parmi les méthodes naturelles et non invasives, le savon noir liquide dilué est souvent préconisé en pulvérisation sur les plantes attaquées par les cochenilles farineuses. Son conditionnement le plus courant est celui du savon noir ménager qu’on peut trouver dans le commerce (grandes surfaces notamment). Le savon noir liquide est également proposé au format produit d’entretien pour les plantes dans les rayons des jardineries.

Attention cependant à ne pas confondre une bouteille de savon noir liquide en jardinerie avec d’autres bouteilles d’insecticides permettant de lutter contre les cochenilles. La plupart seront efficaces, mais ils sont prévus pour des végétaux bien particuliers. Ils sont donc pour la plupart bien trop puissants pour les plantes grasses et seraient donc aussi mauvais pour elles, risquant de faire eux-aussi des dégâts après pulvérisation ou induction sur les succulentes.

L’alcool dilué

Vous vous dîtes peut-être que cela relève de la recette de grand mère, et vous n’aurez pas tort. L’alcool savamment dilué, permet en effet à l’aide d’un coton tige, de nettoyer les feuilles atteintes d’une plante, lorsque l’attaque de cochenilles en est à ses débuts. L’alcool fragilisera notamment le bouclier des cochenilles à bouclier.

Quel alcool utiliser ? Il est souvent conseillé d’utiliser là encore, l’alcool ménager, ou l’alcool médical qu’on trouve en pharmacie, qu’il soit à 60 ou à 90°. Il sera de toutes façons dilué ensuite. Attention cependant, à ne pas utiliser l’alcool sur des plantes grasses ayant une pruine sur les feuilles. Le Kalanchoé Pumila comme le Cotyledon Ondulata seront donc de très très mauvais candidat pour ce traitement qui abîmera les feuilles plus qu’autre chose.

Le Mélange Naturel Huile de Colza, SAVON noir et Alcool

Parmi les traitements naturels qui resteraient efficaces contre les cochenilles farineuses, le mélange d’alcool ménager, de savoir noir liquide et d’huile de colza fait partie des traitements parmi les plus populaires.

Problème, on n’a pas tous ces 3 produits sous la main à la maison quand il y en a besoin. Vous avez du savon noir liquide chez vous ? Ou même encore de l’huile de colza ? Si non, cela peut donc être l’occasion de sortir faire quelques emplettes pour ensuite procéder au mélange qui consiste à :

  • Ajouter dans 1 litre d’eau : 1 cuillère à café de savon noir liquide, une cuillère à café d’alcool à 90° ainsi qu’une cuillère à café d’huile de colza. Puis à mélanger le tout et à le verser dans un pulvérisateur.

Vous pourrez ensuite pulvériser le mélange sur la plante grasse attaquée par les cochenilles, sur plusieurs jours.

Pour ma part, j’ai testé à ce jour l’utilisation de l’alcool ménager avec un coton tige. Cela permet de pallier aux petites attaques de cochenilles et de décoller celles-ci des feuilles, en retirant en cas de besoin, des petits dépôts cotonneux. Le savon noir dilué quant à lui semble également avoir de l’effet, mais là encore, en cas de légère attaque.

Attention en cas d’usage de ces méthodes, notamment si toutes vos plantes restent en intérieur. Faîtes vos mélanges dans des endroits qui ne craignent pas : Salle de bain avec rinçage ensuite ou encore votre balcon. Les produits sont naturels, mais un bon nettoyage est toujours plus que souhaitable.

Produits systémiques

S’agissant d’anti-parasitaires, le commerce propose aujourd’hui de nombreux produits. Cependant, il y a plusieurs revers à leur utilisation.

  • Ils peuvent être coûteux : on compte entre 12 à 18 euros la bouteille avec pulvérisateur, en vente en jardinerie ou sur Internet.
  • Ils ne sont pas toujours adaptés aux plantes grasses et cactées : certains traitements systémiques anti-cochenilles sont prévus pour d’autres plantes, comme les arbres fruitiers ou plantes extérieures.
  • Il s’agit de produits chimiques avec des conséquences nombreuses comme l’atteinte des abeilles à l’extérieur et tout écosystème ambiant.
  • Ils ne doivent pas être utilisés à l’intérieur : S’ils sont de plus en plus déconseillés dehors, alors imaginez à l’intérieur de votre logement : vous, vos animaux de compagnie et l’air ambiant serez soumis à ce produit.

Alors si vous optez pour cette solution, relativement efficace au demeurant, n’oubliez pas de vous renseignez au préalable sur le produit pour lequel vous opterez, et veillez à l’utilisez à l’extérieur uniquement. Ces produits, qu’on appelle systémiques pour les concernés, auront cette force que d’imprégner la plante elle-même. Ainsi, lors de tentative de pomper la sève d’une plante traitée, la cochenille sera plus aisément atteinte par le produit. Cqfd.

Autres méthodes ?

Si vous n’avez que très peu de cochenilles sur une plante grasse, alors sortez-la dehors. Rebord de fenêtre ou balcon feront largement l’affaire. Attention toutefois à ne pas la sortir en période glaciale l’hiver. Si les températures sont trop basses ou en dessous de 0°C, selon la plante concernée, cela pourrait être regrettable voire fatale pour celle-ci. Renseignez-vous donc sur la plante grasse afin de savoir quelles températures les plus basses elle pourra supporter.

Si elle peut aller dehors, alors cela sera déjà un bienfait pour elle car les cochenilles ont tendance à ne pas aimer le froid et les endroits aérés.

C’est justement ce qui fait qu’elles sont aussi fréquentes en intérieur. Elles aiment les endroits chauds et confinés, légèrement humides.

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Pour quelle méthode opter ?

Internet permet aujourd’hui de découvrir de très nombreuses techniques pour se débarrasser des Cochenilles Farineuses. Les méthodes, Bio ou non, naturelles ou non, sont toutes plus ou moins efficaces.

Le mieux reste donc de faire sa propre expérience de diverses méthodes en commençant par les plus naturelles et les moins invasives sur la plante atteinte. Le fait est que pour les méthodes les moins invasives, encore faut-il avoir chez soi ce qu’il faut : Savon noir ou encore Alcool dilué…

Concernant les produits “chimiques”, le mieux reste avant tout achat et application, reste de s’adresser à des spécialistes en magasin ou mieux encore, auprès d’un pépiniériste.

Dans quelques cas, hélas, lorsqu’une plante est trop atteinte : quand la plupart des feuilles tombent et qu’elle est très affaiblie, notamment si vous avez d’autres plantes chez vous, il sera mieux alors de ne pas la garder. Dans le meilleur des cas vous réussirez à la faire repartir plus tard après un très long passage en quarantaine. Sinon, vous la perdrez et risquerez très probablement de contaminer le reste de la collection.

Quoi qu’il en soit, si vous détectez ces parasites, n’attendez pas car les cochenilles se propagent très et ne se limitent pas aux cactées et plantes grasses.

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3 Comments

  1. J’avais , il fut un temps, une rangée d’orangés du Mexique, ( je ne sais pas si c’est une plante “grasse”).
    Les cochenillles s’installèrent…avec leurs “suies”noires.
    Une sorte de “pourriture noble”, comme on dit.
    Au final, j’ai du tout arracher. J’ai planté des Elanius, malades, à la place, qui, au printemps, produisent de petites fleurs blanches très odorantes….fort agréables.
    Mais , comme les roses, sont très éphémères….
    ( Bien sûr, le parfum, en aucun cas, n’est équivalent au authentique fleurs d’orangers, qui croissent sur les arbres , bordant de tranquilles rues ensolleillées, ….)

    1. je ne connaissais pas l’expression pourriture noble pour désigner l’attaque des cochenilles. Pour moi c’est surtout un parasite vraiment casse-pied pas facile à déloger. Merci pour ce commentaire très fleuri qui donne envie d’aller humer de jolies fleurs d’orangers 🙂

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